MF QUITTE LA FRANCE

Voici le titre original de l'œuvre dont un exemplaire m'a été gracieusement offert par la fille de l'auteur :

" Quand je serais grande, j'irais en Afrique "

Auteur : Marie-France d'Amico-Pierson

Editeur : Copy-media

Imprimé en septembre 2012

J'ai passé trois semaines à le corriger et à le mettre dans une forme agréable à lire. Voici le dos de page que j'ai prévu pour une éventuelle réédition :

Nouveau titre proposé : L'AVENTURIERE.

Dos de page :

" Marie France était mon amie. Je l'ai connue, alors que je faisais la coopération technique, au Gabon.

 J'ai partagé avec elle une partie de ses aventures africaines qu'elle raconte dans un manuscrit que j'ai découvert après sa mort.

Cet ouvrage, magnifiquement bien écrit, avec une dose d'humour, est de la trempe de certains livres d'aventures, comme celui de Karen Blixen : " La ferme africaine " qui servit de scénario au film " Out of Africa " avec, en plus, le suspense qui en fait un thriller.

- Comment cette jeune femme, qui n'avait pas vingt ans, a-t-elle fait pour sortir, par trois fois, son mari des geôles zaïroises ?

- Quelle énergie a-t-elle puisée au fond d'elle-même pour le remplacer à la chasse au crocodile et à la collecte des peaux, surmontant les épreuves et les dangers ?

- Comment a-t-elle fait pour rencontrer le président Mobutu et obtenir la grâce pour son mari ?

- Pourquoi celui-ci a-t-il fait l'objet d'un acharnement judiciaire de la part d'un petit procureur de province ?

Vous serez surpris de la manière inattendue qui livra à Marie France et son mari la clé de l'énigme.

Vous adorerez cet ouvrage et peut-être, aussi, le film qui en sera tiré, un jour.

Claude Delarose

Il me faut cependant vous dire que, pour l'instant, l'ayant droit refuse une nouvelle édition.

Pour éviter que cet ouvrage ne tombe dans l'oubli, j'ai décidé de publier des extraits sur mon site Internet, corrigés par mes soins.

Mon but est d'éveiller l'attention d'un éditeur, d'une maison de production cinématographique ou d'un investisseur qui parviendra peut-être à convaincre l'ayant droit de valoriser l'héritage de sa mère. Je ne recherche aucun avantage financier personnel et ferais don de mon travail de correction. Je souhaite simplement rendre hommage à mon amie en faisant connaitre le récit de ses incroyables, mais authentiques aventures dont j'ai été, en partie, le témoin.

Jadis, de grands NOMS publiaient un chapitre de leur ouvrage dans un hebdomadaire. Aujourd'hui, j'offre la possibilité de renouveler cette expérience ancienne en venant, chaque semaine, découvrir des extraits de la suite de                 " L'Aventurière ", sur le site Internet " Echange et Partage ".

Il vous suffit de mettre l'adresse de ce site dans vos favoris et de venir chaque semaine, de préférence les mardi ou mercredi. Soyez ponctuels car il me sera impossible de vous procurer les extraits antérieurs.

ECHANGE ET PARTAGE

Vous pourrez découvrir aussi les articles de Marie d'Eme et ceux de l'escadrille de l'invisible.

Parlez de ces publications hebdomadaires à vos amis en leur transmettant l'adresse du site, en recommandant de mettre cette adresse dans leurs favoris et d'y revenir chaque semaine. Ils devraient apprécier et vous en être reconnaissants. Il existe peu de récits d'aventures ou d'échanges avec l'au-delà et le Grand Constructeur de cette qualité !

Voici donc les premiers extraits de l'aventure de Marie France, jeune fille mineure devenue, par la force des évènements, dans les années 60/70, une chasseuse de crocodiles, au cœur des forêts équatoriales du Gabon et du Zaïre, mais aussi une incroyable aventurière confrontée à de lourds défis.

 

1 - MARIE FRANCE QUITTE LA FRANCE

Le six du mois de janvier 1966.

J'avais pris le train la veille, Strasbourg-Paris, avec, tout au long, les lumières de la nuit et les champs d'ombre, mais aussi ce fulgurant sentiment de la liberté, d'une nouvelle naissance. J'étais prête à tout voir, à tout découvrir, à tout apprendre de ce nouveau continent, amant onirique, déjà complice par les récits lus, relus, sublimés, mais également craints par l'approche enfin possible d'une réalité longtemps espérée et désirée.  

Afrique, nom propre au féminin, je le voulais au masculin, je voulais que ce nom me prenne, m'envahisse et qu'avec lui je ne me trompe pas d'histoire d'amour.

 

A cette heure du matin où rien ne venait encore souiller le tapis blanc, le taxi traversait Paris. Place de la Concorde, la neige tombait en plumes légères. La nuit n'en finissait pas de s'étirer. Plénitude et bien-être me faisaient oublier les quelques jours d'incertitude qui avaient précédé mon départ.

 Troisième porte à gauche, deuxième étage, m'avait dit, au palais de justice, cette fonctionnaire alsacienne, aussi droite et glacée que le haut kœnigsbourg, un soir d'hiver. Et mon avenir immédiat s'était joué derrière cette troisième porte, à gauche. Voudra, voudra pas ? Et il avait bien voulu, le petit juge des mineurs devant lequel je m'étais retrouvée, grâce aux bons soins actifs d'une mère affolée et inquiète de me voir rejoindre, si loin, un fiancé, pas tout à fait bien accepté. Il avait bien voulu me donner cette autorisation qui me permettait, à moi encore mineure aux yeux de la loi, de sortir du territoire français. Sacrée responsabilité qu'il prenait là, ce juge intelligent ! Bien sûr, il avait vérifié l'exactitude de mes dires auprès de mes grands-parents chez qui je vivais depuis quelques mois, mais entre lui et moi le courant était passé, immédiatement, et je crois que mes désirs de lointain, d'ailleurs, avaient réveillé, quelque part en lui un vieux rêve d'évasion, rêve enfui en chacun de nous, même lorsque l'on est vissé confortablement dans un tranquille fauteuil. 

 Je crois aussi qu'il aurait volontiers voulu retrouver les enthousiasmes qui étaient les miens à ce moment-là. Les filles de la génération suivante ne connaitront pas ce violent sentiment de rage, face à l'autorité des adultes, de ceux, entre autres, qui ne veulent que notre bien, en voulant guider nos vies. C'est vrai qu'ils détiennent peut-être la sagesse que l'on accorde trop complaisamment à l'expérience, aux années, mais est-ce de la sagesse ? Ils ne nous offrent, aussi, vu au travers de l'intolérance de l'adolescence, que trop souvent le spectacle de désolantes incertitudes, d'affligeantes médiocrités, de vies comptabilisées, étroites et, plus grave encore, dénuées de goût, de joie de vivre. Ma vie m'appartenait ! Personne ne détenait le droit de me la voler et je la voulais intense, différente, pleine de je ne savais quoi, mais avec d'autres perspectives. En tout cas, leur bénéfique sécu, leur sécurisante retraite, leurs bienheureux placements, leurs épargnes orgueilleuses, je les leur rendais et leur en laissais les délices. 

 Arrivée à l'aéroport du Bourget, mes deux bagages à la main, je ne savais pas encore, ce jour-là, que ces trente kilos, pourtant lourds au bout de mes bras, étaient les seuls restes d'un passé infiniment plus pesant. Installée dans cet avion, j'aurais voulu savourer l'entrée dans ma nouvelle vie, mais mon voisin, dont j'avais connu le pédigrée au-dessus des Alpes et compati à ses ennuis professionnels dans les cieux nord-africains, m'avait tout dit de son Afrique.  Depuis un an qu'il y vivait, l'Afrique n'avait plus aucun secret pour lui. Des africains, il avait tout compris ! Combien devrais-je en rencontrer, plus tard, de ces bienheureux qui, après un ou plusieurs séjours dans un bureau, étaient passés à côté de tout et du reste sans même savoir qu'ils existaient. 

Ne manquez pas de découvrir la semaine prochaine des extraits de la suite de " L'Aventurière " :

2 - ARRIVEE AU GABON

Après une escale à Fort-Lamy, le DC 8 avait atterri à Libreville, avec, en fond sonore, un concerto de Grieg que j'aimais, et voyais là comme un cadeau de bienvenue...

Date de dernière mise à jour : 20/08/2026

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