21 propositions

21 Propositions à usage des politiques et des citoyens pour la transformation de notre société

1 - L’humanisme, comme modèle de société

Cette question du « modèle de société » doit nous interpeller dans sa globalité, pas seulement dans sa composante économique, ni seulement sous l’angle écologique.

En économie de marché capitaliste, basée sur la recherche du profit, la primauté est donnée à la concurrence sur un marché libre, où devront gagner les plus forts au détriment des plus faibles. Le but recherché est avant tout la recherche du profit et non l’intérêt général et le développement humain. L’hypothèse est que l’argent fait le bonheur et que l’optimisation par la recherche du profit conduit à la meilleure façon d’augmenter la richesse globale.

Mais ce système comporte de graves erreurs :

1 - L’argent ne fait pas nécessairement le bonheur

2 - L’accroissement global du gâteau ne se traduit pas par une retombée en pluie de la richesse créée, mais par l’accaparement de celle-ci par une minorité de personnes déjà riches et puissantes...

Cette approche coopérative est de plus en plus mise en valeur comme une alternative à l’approche compétitive.

L’approche coopérative n’est pas seulement une nouvelle manière de travailler, de s’organiser. Elle suppose aussi de se fixer un objectif basé sur l’intérêt général, la préservation de valeurs, plutôt que sur l’unique critère du profit.

La société coopérative est fondée sur la motivation de solidarité, d’aider l’autre, non de le dominer. Elle suppose une conscience et une responsabilité citoyenne, s’appuie sur un autre comportement.

La société coopérative est une société humaniste. Voici l'une des clés de la transformation de notre société en une société plus juste et plus humaine que nous préconisons, en développant une approche plus coopérative que compétitive dans tous les aspects de notre société.

2 - Intégrité morale et Probité

L’intégrité et la probité sont des valeurs morales. Elles sont considérées par notre collectivité comme faisant partie de ce qui est bien, désirable et souhaitable.

Ces aspirations sont liées à la « conscience » morale qui est elle-même liée à la liberté fondamentale de l’être humain. C’est un choix personnel que nous faisons dans le fin-fond de notre conscience, dans notre « for intérieur » et qui prend la forme d’un « engagement » personnel envers ces vertus.

Le professionnalisme et la compétence ne sont pas des valeurs morales ni des vertus au sens classique, comme peuvent l’être la probité et l’intégrité.

La maîtrise de l’expertise technique devrait toujours être accompagnée d’un engagement moral envers le bien-être de la communauté. Selon cette conception, une personne devrait pouvoir refuser d’exécuter certains actes professionnels si elle estime qu’ils vont à l’encontre de ce bien-être, par exemple, la conception d'armes, le clonage humain, ou bien la mise en œuvre de certaines pratiques comme la production de matériels à obsolescence programmée.

Nous demandons à nos dirigeants de réfléchir à notre souhait de voir parvenir au pouvoir des hommes ou femmes qui privilégient : « L'intégrité morale et la compétence, plutôt que l'art de plaire et de discourir ! »

 3 - Egalité des droits entre les hommes et les femmes.

On voit aujourd'hui une recrudescence des discours tentant de justifier des inégalités homme-femme. Souvent prises hors de leur contexte, on vulgarise des études en disant notamment que les femmes sont plus émotionnelles que les hommes alors que ceux-ci seraient plutôt scientifiques.

Fort heureusement, La philosophie des lumières occidentale a posée, au moins dans ses principes, et par certains de ses membres, l'égalité entre les hommes et femmes.

Mais il est possible de mesurer le chemin qu'il reste à parcourir afin d'établir l'égalité des hommes et des femmes dans les postes à responsabilités, qu'il soit politiques ou autres.

Nous souhaitons une orientation vers une société plus juste et plus ouverte :

 " La plus large ouverture possible aux femmes, en favorisant l'égalité de leurs droits avec ceux des hommes et en favorisant leur accès aux instances de décisions. "

4 - Libre arbitre et manipulation.

Il est primordial que nous prenions conscience des manipulations dont nous sommes l'objet.

Nous ne pouvons découvrir toutes les stratégies de manipulations. Elles sont nombreuses.

Comment réagir à cette situation ?

Il faut en prendre conscience et adapter notre vie en fonction de ce que nous souhaitons ne plus subir. Manger les fruits de saisons, acheter chez le petit producteur local ou produire soi-même sera la marque de notre refus de nous laisser manipuler dans ce domaine.

Arrêtons de croire que les outils électroniques que l'on nous propose nous amèneront le bonheur et retrouvons des joies simples au cœur de la nature.

Parlons le plus possible, dans les échanges et les partages que nous avons les uns avec les autres, de l'existence de cette indéniable manipulation et appelons de nos vœux des dirigeants qui sauront mettre en place des règles plus justes et humaines comme : « Le respect de la liberté et du libre arbitre, plutôt que la manipulation. »

5 - Valorisation du travail. Stop à la spéculation !

Le droit à un travail justement rémunéré ne devrait-il pas être écrit en première ligne de notre constitution ?

L'assistanat décourage l'initiative et le travail individuel. C'est une forme d'aliénation, contrairement à la solidarité et à la juste répartition des profits du travail.

Encore faudrait-il éliminer la spéculation qui vient réduire la rétribution du travail et la possibilité de développer les services de bien-être.

Aujourd'hui, le marché des produits dérivés dépassent plusieurs milliers de milliards de dollars. Ces produits spéculent sur les matières premières et les produits de consommation courante. Les bénéfices de cette spéculation se réfugient dans les paradis fiscaux, échappant à la fiscalité des Etats et viennent augmenter, d'année en année, cette bulle spéculative.

Ainsi sommes-nous dans une spirale infernale qui entraîne inexorablement la diminution de la rémunération du travail et la perte des emplois.

Tant que cette spéculation existera, elle empêchera la possibilité de valoriser le travail et de créer de nouveaux emplois. Elle obligera les Etats à développer l'assistanat afin de palier au risque de révolte ou d'émeutes, ce qui défavorisera ceux qui travaillent. Les antagonismes augmenteront et nous verrons de plus en plus de mouvements revendicatifs.

Nous souhaitons que nos politiciens accordent leur attention sur la valorisation du travail et du service aux autres et prennent des mesures pour réduire la spéculation.

6 - Distractions qui incitent à la Paix.

Il faut souligner l'influence qu'exercent sur nous, et plus particulièrement sur nos enfants et petits-enfants, nos distractions courantes, émissions télévisées, films, pièces de théâtre ou toute activité culturelle ou sportive.

Nos politiques ont une grande responsabilité en ce qui concerne les choix culturels et l'encadrement à leur donner.

Il suffit de regarder les programmes télévisés pour constater combien la culture nord-américaine a envahi nos petits écrans pour nous abêtir un peu plus.

Il faut réagir contre cet état de fait et demander à nos dirigeants que des mesures soient prises pour nous offrir : « Des distractions qui incitent à la paix, la fraternité et l'entraide plutôt que des distractions qui valorisent les conflits et la guerre. »

7 - Une information objective et impartiale.

Lorsque nous écoutons les informations du monde, nous avons l'impression qu'il se passe beaucoup plus d'événements douloureux que d'évènements heureux. L'anxiété et la peur s'impriment alors dans l'inconscience des gens et chacun s'étonne de la morosité ambiante.

Une information objective voudrait que l'on nous relate les évènements heureux parallèlement à ceux qui le sont moins.

La société connaît parfois des situations de conflit et de tension nées sous la pression de facteurs tels que le terrorisme, la discrimination à l'encontre des minorités, la xénophobie ou la guerre. Dans ces circonstances, les médias devraient contribuer à prévenir les moments de tension et favoriser la compréhension mutuelle, la tolérance et la confiance entre les différentes communautés.

Compte tenu de l'influence toute spéciale des médias, et surtout de la télévision, sur la sensibilité des enfants et des jeunes, il conviendrait d'éviter la diffusion d'émissions, de messages ou d'images glorifiant la violence, exploitant le sexe et la consommation, ou faisant usage d'un langage délibérément inconvenant.

Pour la surveillance de la mise en application de ces principes, nous proposons que soient créés des organismes ou des mécanismes de contrôle composés d'éditeurs, de journalistes, d'associations d'utilisateurs des médias, de représentants des milieux universitaires et de juges qui élaboreraient des résolutions sur le respect des préceptes déontologiques par les journalistes, que les médias s'engageraient à rendre publiques et respecter.

8 - la Paix plutôt que la guerre comme processus de progrès.

La paix est l'un des facteurs de développement et devrait être recherchée par tous les peuples qui aspirent à un mieux-être. Mais il serait impensable d'envisager la paix comme seule suffisante si, dans cette paix, des millions de gens meurent de faim, de maladie et de pauvreté.

La paix est donc une condition nécessaire, mais non suffisante pour permettre le progrès au profit de tous.

Un authentique développement dépend de la paix, mais aussi des valeurs morales et spirituelles, qui, partant de l'individu, s'étendent à la société toute entière.

La qualité de la vie de l'individu requiert bien plus que la satisfaction de ses besoins matériels. Dans un monde où les conflits se sont avérés être une impasse comme solution aux problèmes humains, où la guerre n'est plus viable, la seule réponse est de redécouvrir un processus permettant de réaliser le bonheur de tout le genre humain.

Nous devons, tous ensemble, politiques et particuliers, participer à l'effort collectif vers la paix, les valeurs morales et le progrès.

9 - Partage des richesses

Le fossé entre riches et pauvres est le principal risque pesant sur le monde ces 10 prochaines années, devant les événements climatiques et le chômage. Face à la montée des inégalités, l’association Oxfam tire le signal d'alarme.

Selon l'organisation internationale, la disparité des revenus est le risque global le plus susceptible de provoquer un « choc systémique » à l'échelle mondiale, devant les événements météorologiques extrêmes, le chômage et les cybers attaques. Le rapport, qui étudie 31 risques globaux, cite également les crises budgétaires ou une éventuelle crise de l'eau parmi les plus préoccupants. Chaque risque examiné pourrait provoquer une défaillance à l'échelle mondiale, mais c'est leur interconnexion qui accentue leurs effets négatifs au point, qu'ensemble, ces effets pourraient être décuplés estiment certains experts.

         Etes-vous conscients de ce qui se passe en ce monde : des riches toujours plus riches, et des pauvres encore plus pauvres ?

Le fossé se creuse entre les ultra-riches et les masses laborieuses partout dans le monde !

L'écart entre la frange la plus riche et le reste de la population s'est creusé de façon spectaculaire au cours des dernières années.

Il est grand temps de demander, d'exiger de nos hommes politiques des mesures fortes pour :

 « Le partage des richesses, plutôt que sa mobilisation au profit de quelques-uns ».

10 - Partage des biens.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) indique qu'une personne sur huit meure prématurément du fait de l’exposition à la pollution de l’air. La pollution de l’air est désormais le principal risque environnemental pour la santé dans le monde.

La lutte contre cette pollution de l'air est donc indispensable pour notre santé et notre qualité de vie.

Nos villes deviennent invivables. Il est urgent de trouver des solutions autres que l'interdiction de circuler les jours des pics de pollution.

Pourquoi ne pas créer de petites voitures électriques seules autorisées à circuler dans nos villes et créer à la périphérie des villes des centres communs de véhicules longues distances dont chaque voyageur disposerait le temps de son voyage ou de son déplacement ?

Il est aussi à constater la prolifération des biens au niveau individuel dont beaucoup sont très peu utilisés. Cela est vrai pour une perceuse, une tondeuse, un taille haie, une tronçonneuse... Afin d'éviter la prolifération de ces biens, pourquoi ne pas développer au niveau local des structures de biens partagés où chaque citoyen pourrait venir les prendre le jour où il en aurait un besoin temporaire ?

Ne pouvons-nous envisager une société qui aurait fait sienne cette devise : « Le partage des biens plutôt que leur prolifération ? »

11 - Equilibre budgétaire.

La dette de la France était de 1 077 milliards d'euros en 2004 et de 1 885 milliards en mars 2014. En ce mois d'octobre 2026 elle est de 3 637 milliards.

En plus du capital, il faut, chaque année, rembourser les intérêts de la dette, soit autant que la totalité des ressources fiscales directes.

La gestion irresponsable du budget de l’État français ces trente dernières années s’explique par des dépenses publiques parmi les plus élevées du monde. Pour payer ces dépenses incontrôlées chaque année, la France fait payer le peuple par l’impôt. Ainsi, elle compte parmi les pays où l’impôt est le plus élevé au monde.

La France a emprunté 170 milliards en 2013 et, pour rembourser ses crédits, elle fait d’autres crédits... En 2025, elle a dû emprunter 300 milliards.

Qui est responsable de cette dette ?

Ces emprunts sont pris par l’État, les collectivités territoriales et les organismes publics français. Ils sont directement ou indirectement décidés par nos dirigeants politiques.

Si ceux-ci avaient eu le courage de dire la vérité et d’agir en conséquence nous n’en serions pas là aujourd’hui. Chaque français doit gérer son budget. Il comprend qu’il ne peut durablement dépenser plus qu'il ne gagne.

Aujourd’hui le mal est fait et la dette est bien réelle. Les Français devront rembourser l’argent qu’ils ont emprunté.

Quand une démocratie s’endette elle doit en payer le prix, elle doit rembourser. Si elle ne le fait pas elle est déclarée en faillite, avec toutes les conséquences que nous connaissons au travers de l'exemple argentin.

Existe-t-il des solutions pour se tirer de cette situation ?

Certains économistes préconisent de revenir à l'inflation pour y parvenir, mais ce ne peut être une solution durable !

Il faut absolument baisser les dépenses de l’État (la France est le 7ème pays le plus dépensier du monde).

Il existe d'autres solutions, comme se tourner vers une société qui exclurait de son système toute spéculation financière, ou tout au moins, taxeraient fortement les revenus spéculatifs !

De toute façon, il est fondamental que notre prochain gouvernement s'attache à  « L'équilibre budgétaire plutôt que l'accumulation de dettes qui asservissent les générations futures. »

12 - Agriculture saine et naturelle.

L'agriculture saine, naturelle et équitable, plutôt que l'atteinte à la santé par des produits chimiques nocifs et l'aliénation des richesses produites par de grands trusts.

Voici les propositions d'une agricultrice qui a arrêté son exploitation, mais a réfléchi aux solutions par lesquelles nous pourrions sortir de notre impasse environnementale :

La protection de l’environnement passe par l’agriculture avec, entre autres :

1 - L'arrêt de la production des produits chimiques toxiques, engrais ou pesticides.

2 - L'arrêt de l'épandage de tous les produits nuisibles.

3 - La plantation d'arbres afin de stopper la désertification.

4 - La promotion de méthodes douces avec la diminution de l'usage des engins lourds agricoles et l'encouragement des travaux manuels.

5 - La promotion de fermes à l’échelle familiale et la réduction de la grande culture industrielle.

6 - La recherche de méthodes améliorant naturellement la qualité du sol arable comme la permaculture. Cette technique prend en considération la biodiversité des écosystèmes ; elle est un ensemble de pratiques visant à créer une production agricole durable.

7 - La promotion des cultures de saison, de plein champ, sans forçage.

8 - L'éducation des gens sur la manière de s’alimenter selon les saisons.

9 - Le renforcement des liens familiaux et sociaux par l’agriculture : lancer l’idée de consacrer une partie de son temps à produire sa propre nourriture, offrant ainsi l'avantage de rencontres entre les membres de la famille.

10 - La création des structures d’échanges de productions entre différentes familles favorisant le lien social solidaire ; créer aussi des moments de convivialité.

11 - La réduction de l'usage des engins agricoles permettant la diminution de besoin en énergie.

Les terres ne devraient pas être l'objet de spéculation. Une réforme concernant la distribution des terres aux familles qui consentent de produire une partie de leur nourriture devrait être entreprise, réforme qui devrait aussi concerner la structure des grandes entreprises de productions agricoles.

Il faut une volonté politique pour agir dans le sens que nous venons de définir en favorisant une agriculture saine, naturelle et équitable. Mais chacun peut aussi réagir en revenant à une agriculture de proximité, en refusant de manger des fruits ou légumes importés de l'autre bout du monde... ou des produits transformés génétiquement qui portent atteinte à notre intégrité génétique.

Nous y retrouverons une meilleure santé et nous préserverons la qualité de notre environnement.

13 - Droit au logement, santé, nourriture.

Pour qu’une société soit juste, la couverture des besoins fondamentaux, en matière de logement, de nourriture, d’habillement, de santé, d’éducation, doit être assurée pour tous ses membres.

C'est en tout cas ce que pensent 90% de la société québécoise.

C'est le cas, en France, pour 85% de nos compatriotes qui pensent la même chose que nos amis québécois.

Mais entre ce que pensent une large majorité et ce que réalisent nos politiques, il existe un monde que l'on constate au travers des personnes dans la rue qui n'ont aucune possibilité de se loger, alors qu'il existe de nombreux logements vacants.

Chaque personne qui vient en ce monde a le droit à la vie. Mais pour vivre, il faut un minimum de moyens.

Aussi le droit aux moyens de vivre, le droit à un minimum vital devrait-il être un droit de naissance.

Ce minimum vital est constitué par les besoins essentiels à la survie, c'est-à-dire l'alimentation, l'habillement pour échapper aux rigueurs du climat, l'hygiène et les soins corporels minimaux (prévention des maladies) et un logement suivant le climat de la région considérée, ainsi que le droit à l'éducation.

Nous aimerions ajouter, un autre droit, celui d'un travail digne et adapté aux capacités de la personne. Ce travail digne devrait permettre à chacun d'assurer ses minimums vitaux et éviter à la collectivité de répondre aux besoins fondamentaux de ceux qui ne peuvent en disposer par leur travail.

Mais quelle que soit la manière dont une société s'organise, les dirigeants doivent prendre les mesures nécessaires afin d'offrir à Toutes et Tous :

 « Un minimum pour subvenir à ses besoins vitaux comme le logement, la santé et la nourriture »

Nous demandons que ces souhaits soient pris en compte par les prochains élus.

14 - Energies propres.

Les faramineuses sommes d'argent investies dans le pétrole et le nucléaire constituent un énorme frein au développement des énergies propres.

Une énergie est dite propre lorsque sa production ne rejette pas de CO2 ou plus généralement, ne participe pas à l'effet de serre ou à la destruction de la couche d'ozone, mais préserve aussi les ressources naturelles.

Les énergies propres connues ne sont pas nombreuses. On y trouve les éoliennes, l'hydroélectricité, les hydroliennes, l'énergie solaire (photovoltaïque, solaire thermique), la biomasse, le biogaz et la géothermie haute température.

Ces énergies ne seront jamais suffisantes et il est indispensable d'en découvrir d'autres.

Encore faudrait-il une volonté politique pour développer la recherche afin d'espérer remplacer les énergies fossiles et nucléaires qui finiront un jour, si nous n'y prenons garde, par détruire notre planète.

Tout a été fait pour préserver les intérêts en place et éviter que l'on ne découvre d'autres sources d'énergie.

Nous sommes confrontés au formidable enjeu de la recherche, mais surtout aux décisions prises par nos politiques en ce domaine.

Les travaux de Tesla, et ceux, plus récents sur la fusion froide, sont rejetés sous prétexte que les résultats sont incompatibles avec les fondements de la physique nucléaire ou bien ceux de la relativité.

Il faut que nos politiciens mettent à la tête de nos centres de recherche des hommes plus ouverts à l'émergence de nouvelles théories, alors que tout a été fait pour les écarter jusqu'à ce jour. Il faut que nos hommes politiques arrêtent d'engloutir des dizaines de milliards dans des recherches du type ITER qui n'ont d'autre but que d'occuper nos plus éminents cerveaux et les détourner de recherches qui risqueraient de déboucher trop tôt, bien avant les quarante années prévues pour ce projet.

Nous souhaitons de nouveaux hommes politiques capables de promouvoir :

La recherche et le libre développement d'énergies propres, plutôt que de favoriser le maintien de la production des énergies polluantes.

15 - Droit de se soigner.

Le « Nujol », produit dérivé du pétrole, permit à « Old Bill » Rockfeller de construire l'empire de la famille qui allait prendre un essor extraordinaire et poser les bases de l'industrie pharma chimique partout dans le monde. Nous étions en 1860.

Aujourd'hui, les actions de l'IF Farben se poursuivirent sous le nom de « Association de l'Industrie chimique ».

L'objectif de l'association est de mettre hors la loi toute information alternative de santé en rapport avec les vitamines, les thérapies naturelles, les compléments alimentaires et tout ce qui constituait de près ou de loin un concurrent potentiel. Pour cela ils financèrent des partis politiques, qu'ils soient de droite comme de gauche, afin d'obtenir des législations favorables à l’industrie pharmaceutique.

Cette industrie emploie tous les moyens pour garder ses parts de marché. 

Le Docteur Rath, dénonce cette situation en ces termes : « La vraie nature de l’industrie pharmaceutique mondiale est de gagner de l’argent avec les maladies chroniques, et non point de s’occuper de la prévention ou de l’éradication des maladies... L’industrie pharmaceutique a un intérêt financier direct à ce que les maladies perdurent afin d’assurer la croissance du marché des médicaments. C’est pour cela que les médicaments sont conçus pour soulager les symptômes et non pour traiter les causes des maladies... Les trusts pharmaceutiques sont responsables d’un génocide disséminé permanent, tuant des millions de personnes ».

Un rapport de l’ONU affirme que sur 205.000 médicaments de ces industries, seuls 26 sont indispensables. Parmi ces 26, seulement 9 devraient bénéficier d’une priorité absolue.

Une légion de lobbyistes pharmaceutiques est employée pour influencer les législateurs, pour contrôler les organismes de réglementation, pour influence la recherche médicale et l’éducation.

Nos politiciens éliminèrent le métier d'herboriste et le 13 mars 2002 nos eurodéputés adoptèrent des lois en faveur de l’industrie pharmaceutique visant à élaborer une réglementation coercitive pour toutes les thérapies naturelles et suppléments alimentaires. Une manière détournée de détruire des concurrents pour prendre des parts de marché.

Nous assistons à un bras de fer entre deux conceptions du monde :

D’une part l’idéologie Rockefeller dont l’unique objectif est d’asseoir une hégémonie et un pouvoir mondial : breveter le vivant et nier toute médecine autre que la pharmacochimie.

D’autre part les vrais biologistes, les authentiques médecins, les vrais thérapeutes ou chercheurs qui ont établi le concept de bio-individualité fondée sur la liberté du choix thérapeutique des patients. Cette conception suscite chez le patient l’esprit de recherche, offre des alternatives dans la manière de se soigner.

Au-delà de toutes ces considérations, nous sommes en face de deux conceptions de l’homme : d’un côté l’homme robot, rouage au service d’un système, et de l'autre, l’homme holistique, libre de décider et de se prendre en charge.

Encore faudrait-il que nos hommes politiques offrent :

« Le droit de se soigner selon son désir en favorisant la plus large palette de soins, et n'aliènent pas les êtres aux solutions imposées par les trusts pharmaceutiques ».

Notre santé est aussi au cœur de nos bulletins de vote et nous demanderons  à nos prochains élus de tenir compte des souhaits que nous exprimons.

16 - Respect des différences.

Les grands textes fondateurs de notre démocratie ont fait de l'égalité des droits la pierre angulaire de notre système juridique. En effet, la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 proclamait, dans son article 1er :

« Tous les êtres humains naissent et demeurent libres et égaux en droits et en dignité ».

Vœux pieux qui ne furent jamais appliqués si nous regardons l'histoire de notre pays.

Notre volonté de conquête et d’assujettissement fit éclater ce superbe principe émancipateur et égalitaire. Le programme colonial français ne put se réaliser que par l’affirmation d’une infériorité tenue pour évidente et incontestable des populations visées, laquelle justifiait une mission civilisatrice dont le fardeau reposait sur les seules épaules de la race blanche.

La suprématie de la race blanche fut un postulat sur lequel s’accordaient très largement les scientifiques, philosophes et hommes politiques du 20ème siècle.

Le racisme d'aujourd'hui est l'héritage de cette pensée coloniale. Il est étroitement lié à la convoitise, la haine, l'intolérance et l'idéologie. Il est à la base même de multiples conflits régionaux ou planétaires.

Le développement récent de la génétique a permis de se rendre compte que tous les hommes descendaient d'une même population d'Afrique noire, qui s'est scindée en sept branches au fur et à mesure du départ de petits groupes dits fondateurs. Leurs descendants se sont retrouvés isolés par des barrières géographiques favorisant une légère divergence génétique.

Aussi devrions-nous prendre conscience que chaque être humain a non seulement la même origine, mais dispose des mêmes capacités à partir du moment où il se trouve dans les mêmes conditions de vie.

Nous devrions prendre conscience qu'au lieu de nous diviser, nos différences nous enrichissent. Aussi est-il fondamental que les décisions de nos dirigeants encouragent et favorisent : « La reconnaissance et le respect des différences plutôt que les oppositions de classes, races ou choix de vie ».

 17 - Education de nos enfants.

L’éducation a un sens plus large que l’instruction. Elle vise avant tout une construction des valeurs morales alors que l’instruction vise à la formation intellectuelle de l’individu.

Parce qu’elles confèrent un sens profond à nos actions et à notre vie, la construction des valeurs morales chez nos enfants revêt une importance fondamentale.

Dans « Voici le temps du monde fini », Albert Jacquard nous amène à réfléchir sur la dérive qu’a subie l'éducation. Nous devons aider nos enfants, dit-il, à s’auto-construire et leur en donner les moyens. Peu à peu, on a transformé ce rôle en un apport de savoir, de nourriture. L’enfant est gavé pour qu’il en sache plus que les autres, qu’il soit compétitif, qu’il devienne un gagnant.

Il y a donc toute une réflexion à mener sur les finalités de l’éducation dans la perspective d’un développement harmonieux des individus.

L’éducation doit favoriser l’aptitude naturelle de l’esprit à se poser des questions, laisser s’exercer librement la curiosité de l’enfant, de l’adolescent, la stimuler alors que trop souvent l’éducation traditionnelle l’éteint. Elle doit amener les élèves à se référer à une conception globale de l'humanité.

Aider nos enfants à comprendre la nécessité d'une solidarité indispensable est l'une des tâches essentielles de l’éducation. Elle doit, à cette fin, mettre chaque enfant en mesure de se comprendre lui-même et de comprendre l’autre à travers une meilleure connaissance du monde.

L’éducation doit manifester son caractère irremplaçable dans la formation du jugement. Elle doit favoriser une compréhension véritable des événements, au-delà de la vision simplificatrice et par là-même déformée qu’en donnent les médias. 

L’exigence d’une solidarité planétaire suppose que soient dépassées les tendances au repli identitaire au profit d’une compréhension de l'autre fondée sur le respect de la diversité. L’éducation doit s’attacher à la fois à rendre l’individu conscient de ses racines, afin qu’il puisse disposer de repères permettant de se situer dans le monde, et à lui apprendre le respect des autres cultures.

L’éducation a pour mission d’enseigner la diversité de l’espèce humaine. Or, la diversité culturelle de l’humanité est aujourd’hui en péril.

Nos enfants doivent apprendre à vivre ensemble en développant la compréhension d’autrui et de son histoire, de ses traditions et valeurs spirituelles, l’objectif étant de les encourager à réaliser des projets à plusieurs et à gérer les conflits de façon intelligente et pacifique.

Le but essentiel de l’éducation est de promouvoir une nouvelle citoyenneté contribuant à doter les jeunes d’attitudes et de comportements visant à respecter, protéger et gérer leur vie non pas dans la compétition, mais dans la compréhension des autres, dans la tolérance et l'entraide.

Nous devons apprendre à nos enfants que nous portons atteinte au vivant en prélevant et en gaspillant sans discernement les ressources, en déstabilisant l’environnement, en bouleversant l’équilibre naturel...

Nous devons leur enseigner leur propre responsabilité future dans cette situation et leur apprendre les comportements à adopter afin d'inverser la tendance suicidaire de l'humanité.

Multiples sont les transformations à apporter à l'enseignement.

Si nous voulons aller vers une société plus juste et solidaire, il est fondamental que nos dirigeants prennent conscience de la nécessité d'éduquer nos enfants sur la base de valeurs morales et d'une coopération intelligente plutôt que l'obéissance à un système et à un choix forcé par des contraintes économiques ou autres.

18 - La pacification du monde.

         La pacification du monde plutôt qu'une politique militaire industrielle qui alimente les conflits.

Nous ne sommes pas suffisamment naïfs pour penser que la seule suppression des moyens de destruction permettrait la pacification du monde.

Il faut procéder par ordre, consacrer d'abord des moyens non militaires à la pacification pour ensuite réduire le potentiel de destruction.

Pour cela il faut une autre approche, une autre compréhension de la part de nos hommes et femmes politiques...

Si nous observons le résultat de toutes les récentes interventions miliaires de par le monde, nous voyons bien qu'au lieu de pacifier, les interventions militaires n'ont fait qu'aggraver la situation. Cela est vrai en Irak, Afghanistan, Lybie et ce sera certainement le cas dans d'autres pays actuellement en guerre ou révolte.

Pouvez-vous imaginer que les interventions militaires musclées d'Israël dans les territoires arabes apporteront paix et sécurité aux peuples de la région ?

Il faut une autre approche, une approche qui ne passe pas par les armes !

Il est intolérable de voir nos hommes politiques engager notre argent dans des organisations de secours au peuple palestinien d'un côté et de l'autre fournir des armes sophistiquées à l'armée israélienne qui vient détruire tout ce que notre aide a permis de construire. Il faudrait tout de même un peu plus de cohérence dans nos actions !

La pacification du monde et l'arrêt des monstrueux gaspillages qu'engendre la production des armes de destruction et surtout leur utilisation, est une affaire de tous les peuples de la planète !

Aussi faudrait-il une autorité mondiale forte, une réforme des institutions onusiennes afin que les conflits se règlent autour d'une table de négociation et non plus après que les belligérants se soient épuisés dans des conflits sans fin.

Nous devons exiger de nos dirigeants d'œuvrer pour la mise en place d'une organisation mondiale forte pour pacifier notre monde autrement que par les armes car nous savons tous qu'il n'y aura jamais de pacification durable par la force.

19 - Assistance aux peuples en difficulté.

L'Afrique est certainement le continent qui compte le plus de peuples en difficulté. Bien qu'il regorge de ressources naturelles, la plupart des pays qui le composent peinent à se développer et l'on peut compter sur les doigts d’une seule main les pays africains qui ont connu une longue stabilité sociopolitique.

Les anciens colonisateurs, au lieu d'aider ces pays à se développer économiquement à l'aide d'aides adaptées, ont perpétué le système colonial sous une autre forme, aussi bien dans les domaines politique, économique et culturel et s'arrogent le droit d'intervention militaire sous couvert d'assistance, alors qu'il s'agit surtout de protéger les intérêts économiques en place.

L’indépendance de ces pays est devenue une véritable dépendance vis-à-vis des puissances étrangères, en particulier des anciennes puissances coloniales.

Nous devons impérativement revoir nos méthodes d'aide et d'assistance à ces peuples en difficulté et laisser le soin aux instances internationales et en particulier l'ONU d'intervenir militairement si cela s'avère nécessaire.

Aidons ces peuples à développer l'artisanat ou de petites unités de production. Aidons-les à développer une agriculture diversifiée. N'est-il pas incroyable que l’agriculture ait toujours été reléguée au dernier rang des activités humaines en Afrique, alors que beaucoup de personnes y meurent de faim ?

Plus de cinquante années après les indépendances, le système éducatif de ces pays ne s’est toujours pas adapté aux réalités du monde et à l’évolution des sociétés. L’enseignement élémentaire reste encore un luxe pour la majorité. Et l’enseignement supérieur ne forme en grande partie que des diplômés qui doivent se réfugier dans les pays des anciens colonisateurs pour trouver un emploi.

Chaque pays a le droit de choisir son mode de développement et les anciens colonisateurs ne devraient pas influer sur ces choix. Il leur revient d'apporter simplement une aide adaptée, selon les choix effectués. Ce serait pour eux, et la France en premier, le moyen d'endiguer le flot incessant d'immigrés qui viennent chercher chez nous une solution à leur misère.

Si nous regardons du côté des peuples en difficulté du moyen orient, nous constatons qu'aucune solution militaire n'est en mesure de résoudre les problèmes qui s'y posent. Nous constatons qu'à chaque fois qu'une puissance étrangère intervient, la situation du pays se détériore gravement.

Il est impérieux d'abandonner tout désir d'intervention militaire, au profit d'une aide humanitaire et d'une médiation. Pour cela la communauté internationale doit se doter d'autres moyens que ceux dont dispose l'ONU aujourd'hui.

C'est une condition nécessaire à l'application de ce que nous souhaitons voir appliquer par nos dirigeants : « L'assistance et l'entraide aux peuples en difficulté plutôt que l'intervention militaire et l'imposition d'une solution non choisie par eux ».

20 - La cause animale.

Si l'on en croit le sondage IFOP pour 30 millions d'amis effectué lors de la campagne pour les présidentielles de 2012, 81% des français considèrent la cause animale comme un enjeu important. Plus intéressant encore, près d'un français sur trois affirment que les propositions des candidats en faveur de la cause animale pourraient influencer leur choix de vote.

Pourtant, certains politiques se positionnent en pourfendeur de la cause animale et défendent l'idée d'instaurer une Charte européenne des traditions locales qui aurait pour vocation la protection du gavage des canards, la corrida, la castration des bœufs et des chapons, mais aussi des combats de coqs dans le nord. Alors que l'opinion publique est de plus en plus indignée par ces pratiques archaïques, certains n'hésitent pas à affirmer leur volonté de renforcer une législation injuste.

 « Exiger que les autres traitent justement les animaux, comme leurs droits l'exigent, n'est demander rien de plus ni de moins à leur égard que pour tout être humain à qui un traitement juste est dû. Le mouvement des droits des animaux est une partie du mouvement des droits de l'homme, il ne lui est pas opposé ».

Depuis la publication de l'œuvre de Regan duquel est extrait ce passage, les choses n'ont pas substantiellement changé : l'argument de la hiérarchie des priorités est toujours largement employé par nos représentants politiques et explique en partie pourquoi la cause animale est sous-représentée dans les institutions nationales, européennes et internationales.

 Les préoccupations liées à la condition animale doivent constituer un sujet majeur que le politique doit, sans attendre, s'approprier.

Demandons haut et fort : « Que nos frères animaux soient traités avec le plus d'humanité possible et que leurs droits soient reconnus dans le droit des nations ».

Et tenons compte de cet élément lors de notre prochain vote.

21 - Participation.

En ce monde, l'organisation, que ce soit au niveau politique, économique ou financier est toujours constituée de façon pyramidale.

Cette hiérarchisation s'accompagne toujours d'une forme plus ou moins abrupte de compétition.

Tant qu'il existe une organisation pyramidale, tant qu'il existe une tête, il ne peut y avoir de Liberté individuelle. Tout principe organisationnel passe nécessairement par l'ascendance d'une conscience sur une autre conscience

Les lois ne visent qu'une chose : la préservation de règles établies par ceux qui sont à la tête. Ceci fonctionne aussi bien dans l'ensemble des religions que dans l'ensemble des systèmes politiques et économiques.

Un monde Libre ne peut connaître le moindre principe d'organisation généré par une seule conscience, quelle qu'elle soit et quel que soit son niveau.

Cela implique donc la mise en place d'un autre système de décision avec la participation des citoyens aux décisions importantes. Pour certaines décisions le recours à un collège d'experts indépendants est certainement la solution et demeure suffisant.

Mais le recours à la participation des citoyens aux grandes décisions qui engagent leur avenir permettra de créer une société équilibrée plus juste et capable d'éradiquer les conflits.

Ces 21 propositions ont été élaborées par un collectif de chercheurs en sciences humaines qui appellent de leurs vœux l'émergence d'une gouvernance plus humaniste.

Elles sont à la disposition de tout mouvement qui envisage d'agir, de manière légale, en respectant la volonté du peuple.

FAITES LES CONNAITRE PAR TOUT MOYEN A VOTRE DISPOSITION. 

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  • Date de dernière mise à jour : 13/10/2026

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