Le Mystère de Gisors

Oui, Gisors, oui ! On a beaucoup écrit sur Gisors. Malraux s'y est intéressé comme il s'est intéressé à Chartres et aurait, dit-on, fait sceller un mur dans la cathédrale afin qu'un accès souterrain ne soit pas connu ou envahi. Certains chercheurs policiers m'ont même avoué que malgré son agnosticisme prononcé Malraux aurait appartenu à une secrète templière et ils m'ont avoué qu'il aurait été revêtu de ses habits templiers dans son cénotaphe du dernier matin sur terre. Quand Malraux est mort, j'avais environ 26 ans. C''est la seule fois où j'ai pleuré pour un politique. Je devais augurer que la suite morale, spirituelle, intellectuelle des candidats à la culture s'effriterait de jour en jour après lui. Son œuvre, quoique relevant du trivium pour moi, est remarquable. Elle permet à tous de se questionner.

Le mystère de Gisors appartient à la forêt et à la Porte de bleu et au mystère zodiacal. Bleu est plutôt un lieu dans l'autre monde. Dans le druidisme et dans les loges on parle de la loge bleue, de la fumée bleue du pape et dans les rites atlantéens ce bleu recouvre l'accès à l'autre monde septuple. Comme le chat botté il faut visiter les 7 villes de Bleu autour de Gisors.

Le nom de Gisors signifie Isoré, le grand Isoré de la tradition des Titans ou géants atlantéens cabiriques. Les graffitis de la tour du château sont assez éloquents sur le mélange de la tradition primordiale et de la tradition templière. Notez que le grand Dupuis qui restaura Dendérah et l'astrologie égyptienne est née à Gisors. Voilà un indice natif bien intéressant du soufre de cette terre c'est-à-dire de son Esprit, de l'awen qui est dans le lieu, le génie du lieu. Pourquoi anglais et français se seraient-ils disputés ce lieu comme frontière si longtemps ? Son mercure spirituel, son génie, devait conférer des qualités adeptales particulières quand on y travaillait en théurgie ! C'est la matière et le plexus du lieu qui nous initie. Il faut donc marcher dans la forêt de Bleu, à pied, plus que dans sa tête, être aimé et protégé par le génie du lieu. Et cette protection existe vraiment, je peux vous l'assurer, pour ceux qui sont sincères et voient avec leur cœur ; je l'ai expérimenté dans la forêt de Gisors d'une façon remarquable dont je ne puis parler ici...

Pour y comprendre quelque chose, Il faut relier aussi Henri 1er Beauclerc, le courant du graal atlantéen mélangé à celui de G de Monmouth et toute la maçonnerie anglaise templière et enfin y adjoindre les rites sorciers primitifs pour y comprendre vraiment quelque chose.

Le secret est surtout dans l'océan spirituel de communion des druides, comme ceux des yogis ou rishis de l'inde. Que cherchons-nous ? De la lumière n'est ce pas ?

Si vous allez à Gisors regardez bien dans l'église (un ancien nemeton druidique ou lieu de magie), le coté gauche en entrant et la fontaine à l'extérieur. Il y eut un culte de taurobole du type de Mithra romain mélangé à des rites atlantéens druidiques de l'aurochs, cet aurochs qui était la matière première des alchimistes.

Le mystère de Gisors est contenu en ceci : Les druides cherchaient l'absolu avec le divin. Ne nous y trompons pas. C'est le Gwenved du lieu de son nemeton.

Qu'il y ait eu de chapelles secrètes, si tel est le cas, le gouvernement s'en est occupé. Et certainement des traverses templières, méphitiques ou non, y ont aussi aidé avec des regroupements. Ce n'est pas le Gisors que je regarde ! Cela, c'est aller au confessionnal pour apprendre des choses sur des ordres para militaires ou de la curiosité ; non cela ne m'intéresse pas ! Les templiers, pour évoluer, ne s'habillaient pas en Gaulois, ni en petits soldats. La chevalerie incluait les mystères, comme je l'ai évoqué, avec la lente marche évolutive des karmas en l'homme.

Oui, certainement, il y a la « Tradition Primordiale » avec des dépôts dans le sous sol. Mais les Maîtres veulent plutôt éveiller les guides.

Ami, il ne faut pas confondre le mystérieux et le mystérial ! le mystérial , c'est le rendez vous avec nos antériorités karmiques et notre devenir. Ce sous sol concerne le dépôt des traditions primordiales, mais n'oublions pas que le but des maîtres est de créer l'éveil ; un secret même bien gardé ne comporte pas d'intérêt salvateur pour l'humanité !

Enfin, au bout de la nef à gauche, voici la belle Notre Dame, future Jérusalem céleste de l'apocalypse, la vierge terre alchimique trônant dans le grand œuvre alchimique. En prenant à droite, il y a l'enfeu et les piliers du maître et des dauphins, preuve qu'à la Renaissance une persistance de la grande tradition atlantéenne avait survécu parmi des initiés puis, à droite, le gisant compagnonnique ou "la mort initiatique", nécessaire pour connaître l'état d'amour divin dans le Gwenved et les expériences oniriques dont j'ai parlé... Enfin dans des petits vitraux en cheminant au midi, d'une façon allégorique, le culte du cerf ou grand cerf blanc, puis l'étrange raccord architectural au midi évoquant une constellation atlante en liaison avec ce lieu, lequel le qualifie de :" lieu du retournement". Il incarne l'arbre de Jessé ou le culte du feu et des feux de la racine de Jésus alchimique et aussi des feux atlantéens qui brûlaient sur les forteresses celtiques. Il honore encore, au soleil couchant, le culte de kernunos, le grand cerf blanc...

Alors, pour finir, le templarisme et le druidisme furent forts entre Falaise, Bayeux, Gisors, pour la tradition occidentale. Dans la Massenie on savait qu'il s'agissait de grands normands qui s'étaient associés aux kabalistes hébreux, les Harodims. Sans cette coagulation, l'humanité aurait stagné dans des mystères antérieurs. Il fallait pour Notre Dame la Terre que ses Races évoluent avec d'autres ferments. Comme St Ferment qui est une des villes de Bleu, pour faire une multiplication de notre propre forge...

La lumière est en haut, voyez vous, pas en bas, sous le lieu gardé par son propre dragon ancestral.

Pergsanti.

Date de dernière mise à jour : 09/01/2012