Education de nos enfants.

Education

L’éducation a un sens plus large que l’instruction. Elle vise avant tout une construction des valeurs morales alors que l’instruction vise à la formation intellectuelle de l’individu.

Parce qu’elles confèrent un sens profond à nos actions et à notre vie, la construction des valeurs morales chez nos enfants revêt une importance fondamentale.

Dans "Voici le temps du monde fini", Albert Jacquard  nous amène à réfléchir sur la dérive qu’a subie l'éducation. Nous devons aider nos enfants, dit-il, à s’auto-construire et leur en donner les moyens. Peu à peu, on a transformé ce rôle en un apport de savoir, de nourriture. L’enfant est gavé pour qu’il en sache plus que les autres, qu’il soit compétitif, qu’il devienne un gagnant.

Il y a donc toute une réflexion à mener sur les finalités de l’éducation dans la perspective d’un développement harmonieux des individus. Il faut que chaque enfant à la sortie de sa scolarité soit en mesure de saisir et d’exploiter d’un bout à l’autre de son existence toutes les occasions de mettre à jour, d’approfondir et d’enrichir ses connaissances ainsi que de s’adapter à un monde changeant.

L’éducation doit donc favoriser l’aptitude naturelle de l’esprit à se poser des questions, laisser s’exercer librement la curiosité de l’enfant, de l’adolescent, la stimuler alors que trop souvent l’éducation traditionnelle l’éteint. Elle doit amener les élèves à se référer à une conception globale de l'humanité.

Nous devons constater que la planète est « finie », et que cette finitude implique la solidarité des humains. Aussi, aider nos enfants à comprendre la nécessité de cette solidarité indispensable est l'une des  tâches essentielles de l’éducation. Elle doit, à cette fin, mettre chaque enfant en mesure de se comprendre lui-même et de comprendre l’autre à travers une meilleure connaissance du monde. Il lui faut d’abord acquérir un ensemble de connaissances, puis apprendre à relativiser les faits et à faire preuve de sens critique.

L’éducation doit  manifester son caractère irremplaçable dans la formation du jugement. Elle doit favoriser une compréhension véritable des événements, au-delà de la vision simplificatrice et par là-même déformée qu’en donnent les médias.  

L’exigence d’une solidarité planétaire suppose que soient dépassées les tendances au repli identitaire au profit d’une compréhension de l'autre fondée sur le respect de la diversité. L’éducation doit s’attacher à la fois à rendre l’individu conscient de ses racines, afin qu’il puisse disposer de repères permettant de se situer dans le monde, et à lui apprendre le respect des autres cultures.

L’éducation a pour mission d’enseigner à la fois la diversité de l’espèce humaine et la conscience des similitudes et de l’interdépendance entre tous les êtres humains de la planète.

Or, la diversité culturelle de l’humanité est aujourd’hui en péril.

Nos enfants doivent apprendre à vivre ensemble en développant la compréhension d’autrui et de son histoire, de ses traditions et valeurs spirituelles, l’objectif étant de les encourager à réaliser des projets à plusieurs et à gérer les conflits de façon intelligente et pacifique.

Le but essentiel de l’éducation  est de promouvoir une nouvelle citoyenneté contribuant à doter les jeunes d’attitudes et de comportements visant à respecter, protéger et finalement à gérer leur vie non pas dans la compétition, mais dans la compréhension des autres, dans la tolérance et l'entraide.

Nous devons apprendre à nos enfants que nous portons atteinte au vivant en prélevant et en gaspillant sans discernement les ressources, en déstabilisant l’environnement, en bouleversant l’équilibre naturel...

Nous devons leur enseigner  leur propre responsabilité future dans cette situation et leur apprendre les comportements à adopter afin d'inverser la tendance suicidaire de l'humanité.

Multiples sont les transformations à apporter à l'enseignement.

Nous avons dans le domaine de l'éducation un exemple typique de la stratégie de la diversion,  élément primordial du contrôle social, qui consiste à détourner l’attention du public sur les problèmes importants, en lui servant des réformes secondaires, sur les horaires ou autre...

Pour nos dirigeants, il serait trop grave de former nos enfants à bien réfléchir, car ils risqueraient d'y perdre leurs prérogatives et leurs pouvoirs en remettant en cause le système en place. Et pourtant, si nous voulons aller vers une société plus juste et solidaire, il est fondamental que nous nous dirigions vers :

"L'éducation de nos enfants sur la base de valeurs morales et d'une coopération intelligente plutôt que l'obéissance à un système et à un choix forcé par des contraintes économiques ou autres."

Date de dernière mise à jour : 28/07/2014