Equilibre budgétaire.

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La dette de la France était de 1 077 milliards d'euros en 2004 et de 1 885 milliards en mars 2014. Elle augmente de 12 milliards d'euros chaque mois.

En plus du capital, il faut, chaque année, rembourser les intérêts de la dette, soit autant que la totalité des ressources fiscales directes.

La gestion irresponsable du budget de l’État français ces trente dernières années s’explique par des dépenses publiques parmi les plus élevées du monde. Pour payer ces dépenses incontrôlées chaque année, la France fait payer le peuple par l’impôt. Ainsi, elle compte parmi les pays où l’impôt est le plus élevé au monde.

La France a  emprunté 170 milliards en 2013 et pour  rembourser ses crédits, elle fait d’autres crédits...

Qui est responsable de cette dette ?

Ces emprunts sont pris par l’État, les collectivités territoriales et les organismes publics français. Ils sont directement ou indirectement décidés par nos dirigeants politiques.

Si ceux-ci avaient eu le courage de dire la vérité et d’agir en conséquence nous n’en serions pas là aujourd’hui. Chaque  français doit gérer son budget. Il comprend qu’il ne peut durablement dépenser plus qu'il ne gagne. C’est la même chose pour l’État et ses administrations.

Aujourd’hui le mal est fait et la dette est bien réelle. Les Français, comme les Italiens ou les Espagnols devront rembourser l’argent qu’ils ont emprunté.

Quand une démocratie s’endette elle doit en payer le prix, elle doit rembourser. Si elle ne le fait pas elle est déclarée en faillite, avec toutes les conséquences que nous connaissons au travers de l'exemple argentin : chômage important avec 40% de gens qui vivent sous le seuil de pauvreté...

Qui va payer ?

Inexorablement, ceux qui,  démocratiquement, ont élu ou réélu les gens qui ont augmenté ces dettes chaque année, qu'ils soient de droite ou de gauche.

Le seuil critique étant aujourd'hui largement dépassé, il faudra continuer d'emprunter, à des taux de plus en plus élevés. La France se retrouvera, un jour, dans la situation de la Grèce et des mesures drastiques, qui spolieront les plus faibles au profit de ceux qui tirent intérêt des taux prohibitifs appliqués au remboursement de la dette, seront prises. Un jour, les économies des français fondront comme celles de nos amis grecs. Je rappelle que chaque français est débiteur de plus de 30 000 euros et beaucoup plus si nous considérons ceux qui ne sont pas solvables. Une famille avec trois enfants doit 150 000 euros !

Existe-t-il des solutions pour se tirer de cette situation ?

Certains économistes préconisent de revenir à l'inflation pour y parvenir, en  copiant le modèle anglo-saxon qui a recours à la planche à billet pour couvrir ses dettes.

Peut-être, mais est-ce une solution durable ? Bien sûr que non ! Il faut absolument baisser les dépenses de l’État (la France est le 7ème pays le plus dépensier du monde). Pour cela, il nous faudrait d'autres hommes politiques qui agissent vraiment et ne font pas croire aux français que demain sera meilleur parce qu'ils en ont décidé ainsi.

 

Et si, pour nous sortir de cette situation, nous adoptions le modèle islandais ?

En janvier 2009, les manifestants islandais obtiennent la démission du Premier ministre, de la direction de l’Autorité de surveillance des banques et de celle de la banque centrale. Par deux référendums, les nouveaux dirigeants choisissent de ne pas rembourser les créances réclamées par les gouvernements britannique et néerlandais. Une nouvelle constitution est élaborée sur la base des travaux de vingt-cinq citoyens et de contributions recueillies sur les réseaux sociaux.

Passé le plus dur de la crise, viendra le temps de la recherche des responsabilités : le Premier ministre sera poursuivi. Du côté des banquiers, deux spéculateurs seront condamnés ; de nombreux dossiers restent encore ouverts.

Pour sauver les ménages les plus endettés de la faillite personnelle, l'Etat incite les banques à écrêter leurs créances : au-delà de 110% de la valeur du logement, la dette est effacée. Des mesures similaires sont prises pour les PME, tandis que les prêts basés sur les variations de devises sont proscrits. Grâce à ces mesures, l'Islande est aujourd'hui sur le chemin du redressement.

L'Islande, modèle pour l'Europe ? La démocratie directe est certainement plus simple à appliquer dans une société de 320 000 habitants. Mais, avec une croissance de 2,7% en 2013 et un chômage proche de 5%, comment ne pas s'intéresser aux ingrédients du miracle islandais ?

Vu le «succès» des politiques européennes actuelles, notre vieux continent aurait bien besoin, lui aussi, de nouvelles recettes.

Sans doute existe t-il d'autres solutions, comme se tourner vers une société qui exclurait de son système toute spéculation financière ?

De toute façon, il est fondamental de revenir à :

"L'équilibre budgétaire plutôt que l'accumulation de dettes qui asservissent les générations futures et enrichissent les financiers."

Date de dernière mise à jour : 23/07/2014