Passé et présent, que choisir ?

Il est bon de pouvoir partager en toute liberté, sans aucune censure ! 

De nombreux sujets valent la peine que l'on y revienne. J'aimerais revenir sur l'impact du souvenir des vies antérieures. J'ai été touchée par le témoignage d'Elisabeth au sujet de ses souvenirs qu'elle exprime dans son article sur la Lémurie. Mon souvenir personnel datant du Moyen Âge m'a permis de comprendre le chagrin qui m'affectait mais depuis, je me sens libérée de ce passé pour lequel je n'ai pas de nostalgie. 

Par contre, se souvenir d'une époque ou les façons de communiquer étaient tout autres doit effectivement apporter une grande nostalgie en voyant combien l'humain s'est éloigné de sa source...

 Je rejoins aussi Elisabeth qui exprime bien le fait que nous pouvons aimer dans cette vie des êtres avec lesquels nous avons eu des difficultés dans d'autres vies, ou inversement. Je me dis souvent que lorsque deux personnes s'accrochent et se détestent, elles auraient tout aussi bien pu être les meilleures amies du monde dans d'autres circonstances. C'est à pleurer, en effet, de constater qu'il est souvent plus facile de rejeter que d'aimer.

 Il est tentant parfois, lorsque l'on s'est mis "en route" de chercher à revivre des expériences antérieures mais ma petite voie intérieure me dit qu'il est inutile de le provoquer. A quoi me servirait d'apprendre le chinois si je ne vais jamais en chine ? Par contre, apprendre à être ici et maintenant, prendre le temps de s'arrêter devant l'oiseau sur la branche et écouter son chant...

 Seulement voilà, nous sommes des chercheurs de Graal, chacun dans nos laboratoires et nous nous passionnons pour le passé, car il nous enseigne. Mais le présent ne nous enseigne t-il pas tout autant ?

 Je me suis toujours intéressée à l'histoire mais je me suis sentie comme spectatrice de tout pendant des décennies, comme si ceux qui avaient vécu la dernière guerre ou qui avaient 20 ans en 68, étaient plus vivants que moi. Pendant longtemps je me disais : ce sera pour plus tard. Et puis, c'est peut être ça la maturité, aujourd'hui, c'est maintenant. Cogito ergo sum. Reste à ne pas se méprendre sur le cogito. Qui suis-je, où vais-je ? Qui de vous peut dire pourquoi il a choisi "telle" ou "telle" voie ? Voie humide, voie sèche... comment séparer le subtil de l'épais avec grande industrie ?

 Je ne peux répondre à cette question qu'en disant que c'est lorsque je me suis abandonnée à la Loi Divine que des portes se sont ouvertes, sans que j'aie vraiment choisi quoi que ce soit. J'aurais dû faire mienne cette devise : Pas de grâce sans Amour, pas d'Amour sans abandon.

L'abandon n'étant nullement synonyme de passivité vous l'aurez compris, cela nous ramène au partage fraternel qui s'effectue sur ce site. Si le chemin est solitaire, j'ai toujours pensé que nous avions besoin d'y croiser du monde.

 Ayant déjà chevauché avec les Templiers, j'aurais beaucoup aimé connaître les Esclarmondes cathares ou les moines druides Kuldée et Thrott mais voilà que grâce à tous les auteurs de ce site, tout devient possible. Alors, chers frères et soeurs, à vos mémoires, vos athanors et vos souris d'ordinateurs pour aborder cette nouvelle année, sans "la sainte pétoche de 2012", mais avec l'espérance et le coeur ouvert pour retrouver les paroles du chant des oiseaux.

 Elise.

Date de dernière mise à jour : 27/01/2012